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	<title>Logement familial après séparation hors mariage : ce que peut faire le JAF | Me Chloé GRANGIER</title>
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		<title>Séparation d&#8217;un couple pacsé ou en concubinage : le juge aux affaires familiales peut-il attribuer le logement ?</title>
		<link>https://www.chloe.grangier-avocat.com/attribution-logement-separation-pacs-concubinage-jaf/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[chloe]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Jul 2026 06:23:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
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<p class="wp-block-paragraph">Quand un couple marié se sépare, chacun sait que le juge aux affaires familiales peut trancher la question du logement familial le temps de la procédure de divorce. Mais qu&rsquo;en est-il pour les couples pacsés ou en concubinage ? Longtemps, la réponse était négative en l&rsquo;absence de violences — une situation qui a changé depuis 2019. Voici ce qu&rsquo;il faut savoir lorsque des enfants sont concernés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le principe historique : une protection pensée pour le mariage</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Code civil protège de longue date le logement familial des couples mariés. Pendant la procédure de divorce, le juge aux affaires familiales peut, au titre des mesures provisoires, <strong>attribuer la jouissance du domicile conjugal</strong> à l&rsquo;un des époux le temps de l&rsquo;instance (article 255, 4° du Code civil). Une fois le divorce prononcé, il peut encore concéder un bail sur ce logement à l&rsquo;époux chez qui résident les enfants, et ce jusqu&rsquo;à la majorité du plus jeune (article 285-1 du Code civil), ou procéder à une attribution préférentielle du bien commun ou indivis (article 267 du Code civil).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces dispositifs reposent sur le statut matrimonial : ils s&rsquo;appuient sur les droits et obligations nés du mariage. Pendant longtemps, les couples pacsés ou en simple concubinage n&rsquo;y avaient tout simplement pas accès. En cas de séparation, le sort du logement se réglait alors uniquement selon les règles ordinaires de la propriété ou du bail — qui est propriétaire, qui est locataire, qui figure sur le contrat — indépendamment de toute considération liée aux enfants. Seule l&rsquo;existence de violences conjugales permettait, via une ordonnance de protection, d&rsquo;obtenir une mesure d&rsquo;urgence sur le logement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le tournant de 2019 : une protection désormais étendue à tous les parents</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La loi n° 2019-222 du 23 mars 2019 a changé la donne en créant l&rsquo;<strong>article 373-2-9-1 du Code civil</strong>. Ce texte permet désormais au juge aux affaires familiales, lorsqu&rsquo;il est saisi d&rsquo;une requête relative aux modalités d&rsquo;exercice de l&rsquo;autorité parentale, d&rsquo;<strong>attribuer provisoirement la jouissance du logement de la famille à l&rsquo;un des parents — qu&rsquo;ils soient mariés, pacsés ou simples concubins.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Concrètement, cela signifie qu&rsquo;un parent non marié peut désormais demander au JAF, à l&rsquo;occasion d&rsquo;une procédure portant sur la résidence des enfants ou les modalités de l&rsquo;autorité parentale, que le logement commun lui soit attribué pendant que la situation se stabilise — sans avoir à démontrer des violences ni à attendre l&rsquo;issue d&rsquo;un partage amiable ou judiciaire des biens.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les conditions à remplir</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette mesure n&rsquo;est pas automatique. Deux conditions cumulatives sont posées par le texte :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>le couple doit avoir des <strong>enfants communs</strong> ;</li>



<li>ces enfants doivent <strong>résider actuellement</strong> dans le logement dont l&rsquo;attribution est demandée.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;attribution prononcée par le JAF reste par ailleurs <strong>provisoire</strong> : elle ne peut en principe excéder <strong>six mois</strong>. Ce délai peut toutefois être prolongé dans certaines conditions, notamment lorsque le logement est détenu en indivision par les deux parents, le temps de régler plus durablement la situation patrimoniale du bien.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce que cette mesure règle — et ce qu&rsquo;elle ne règle pas</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il est important de bien situer la portée de cette décision : elle ne tranche ni la question de la propriété du bien, ni celle du bail, ni le partage futur entre les ex-partenaires. Elle organise seulement, à titre provisoire et dans l&rsquo;intérêt des enfants, <strong>qui continue à résider dans le logement</strong> et selon quelles modalités de prise en charge des frais afférents (loyer, charges, crédit immobilier le cas échéant). Le règlement définitif de la situation patrimoniale du bien — vente, rachat de soulte, sort du bail — reste à régler séparément, à l&rsquo;amiable ou devant le juge compétent en matière de partage.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le cas particulier des violences conjugales</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque la séparation intervient dans un contexte de violences, un autre dispositif, plus protecteur et plus rapide, prend le relais : l&rsquo;<strong>ordonnance de protection</strong> (articles 515-9 et suivants du Code civil). Que les parents soient mariés, pacsés ou concubins, le JAF peut alors, sauf circonstances particulières, attribuer la jouissance du logement à la personne qui n&rsquo;est pas l&rsquo;auteur des violences — y compris si celle-ci a entre-temps bénéficié d&rsquo;un hébergement d&rsquo;urgence. Cette voie est indépendante de l&rsquo;article 373-2-9-1 et ne suppose pas nécessairement l&rsquo;existence d&rsquo;enfants communs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Et en l&rsquo;absence d&rsquo;enfants, ou si les enfants ne résident plus dans le logement ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si le couple non marié n&rsquo;a pas d&rsquo;enfants communs, ou si les enfants ne résident plus effectivement dans le logement au moment de la demande, l&rsquo;article 373-2-9-1 ne peut pas être mobilisé. Le sort du logement relève alors des règles de droit commun applicables entre concubins ou partenaires de PACS : qui est titulaire du bail, qui est propriétaire ou copropriétaire, avec, en cas d&rsquo;indivision, la possibilité de saisir le juge compétent pour organiser la jouissance du bien dans l&rsquo;attente du partage.</p>



<h2 class="wp-block-heading">En pratique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour un parent non marié qui se sépare, ce dispositif constitue un outil précieux : il permet d&rsquo;obtenir rapidement une stabilisation du logement des enfants, sans attendre l&rsquo;issue, souvent plus longue, d&rsquo;un partage des biens. Notre cabinet accompagne les parents pacsés ou en concubinage dans ces procédures devant le juge aux affaires familiales, et reste à votre disposition pour évaluer la solution la plus adaptée à votre situation.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Avocat de l&#8217;enfant et administrateur ad hoc en assistance éducative : quelles différences</title>
		<link>https://www.chloe.grangier-avocat.com/avocat-enfant-administrateur-ad-hoc-assistance-educative/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[chloe]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Jun 2026 06:23:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
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					<description><![CDATA[Devant le juge des enfants, deux professionnels peuvent intervenir aux côtés du mineur : l&#8217;avocat de l&#8217;enfant et l&#8217;administrateur ad hoc. Ces deux figures sont souvent<span class="excerpt-hellip"> […]</span>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Devant le juge des enfants, deux professionnels peuvent intervenir aux côtés du mineur : l&rsquo;avocat de l&rsquo;enfant et l&rsquo;administrateur ad hoc. Ces deux figures sont souvent confondues par les familles, alors qu&rsquo;elles répondent à des logiques juridiques très différentes. Voici comment les distinguer.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Deux rôles, deux finalités</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La différence essentielle tient à la question à laquelle chacun répond :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>L&rsquo;<strong>avocat de l&rsquo;enfant</strong> répond à la question : <i>que veut l&rsquo;enfant, et comment porter sa parole devant le juge ?</i></li>



<li>L&rsquo;<strong>administrateur ad hoc</strong> répond à la question : <i>qui défend les intérêts de l&rsquo;enfant lorsque personne ne peut le faire à sa place ?</i></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;un est un porte-voix, l&rsquo;autre un représentant légal ponctuel. Cette distinction conditionne tout le reste : leur fondement juridique, leurs conditions de désignation et leur mission concrète.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;avocat de l&rsquo;enfant : porter la parole du mineur</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;avocat intervient sur le fondement de l&rsquo;article 375-1 du Code civil et de l&rsquo;article 1186 du Code de procédure civile. Sa mission est de <strong>recueillir la position de l&rsquo;enfant et de la défendre</strong> devant le juge des enfants, exactement comme il le ferait pour un adulte : il conseille, plaide et veille au respect des droits procéduraux de son client.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l&rsquo;état actuel du droit, seul un <strong>mineur capable de discernement</strong> peut demander ou choisir librement un avocat ; à défaut de demande de sa part, le juge peut, selon les cas, solliciter le bâtonnier pour qu&rsquo;un avocat lui soit désigné. L&rsquo;assistance est prise en charge par l&rsquo;État au titre de l&rsquo;aide juridictionnelle, sans condition de ressources. L&rsquo;avocat de l&rsquo;enfant est donc systématiquement <i>« gratuit »</i> et ne représente aucun frais pour les parents.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Point important : l&rsquo;avocat n&rsquo;est pas un travailleur social ni un enquêteur. Sa mission n&rsquo;est pas d&rsquo;évaluer la situation familiale ou d&rsquo;apprécier ce qui est <i>« bon »</i> pour l&rsquo;enfant indépendamment de ce qu&rsquo;il exprime — c&rsquo;est le rôle du juge et des services éducatifs. L&rsquo;avocat, lui, <strong>porte la position de l&rsquo;enfant</strong>, telle qu&rsquo;il l&rsquo;exprime, dans le respect du secret professionnel et de la déontologie applicable à tout avocat.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;administrateur ad hoc : représenter l&rsquo;enfant en cas de conflit d&rsquo;intérêts</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;administrateur ad hoc intervient, lui, sur le fondement de l&rsquo;article 388-2 du Code civil. Sa désignation par le juge répond à une situation bien précise : <strong>les intérêts du mineur apparaissent en opposition avec ceux de ses représentants légaux</strong> (parents ou tuteur), qui ne peuvent donc plus valablement agir en son nom dans la procédure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Contrairement à l&rsquo;avocat, l&rsquo;administrateur ad hoc n&rsquo;a pas vocation à recueillir et porter la parole spontanée de l&rsquo;enfant : il <strong>exerce les droits procéduraux du mineur à sa place</strong>, en particulier lorsque celui-ci n&rsquo;est pas capable de discernement et ne peut donc pas, juridiquement, avoir de représentant désigné par lui-même. Dans ce cadre, l&rsquo;administrateur ad hoc peut d&rsquo;ailleurs lui-même choisir un avocat pour assurer la défense de l&rsquo;enfant devant le juge — les deux fonctions ne sont alors pas concurrentes mais complémentaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son utilité est particulièrement marquée lorsque la parole de l&rsquo;enfant risque d&rsquo;être instrumentalisée par l&rsquo;un des parents, par exemple en cas d&rsquo;enregistrements clandestins produits dans le cadre d&rsquo;un conflit familial, ou dans les situations de violences intrafamiliales où le représentant légal lui-même est mis en cause.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une distinction actuellement débattue</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette articulation entre les deux dispositifs fait l&rsquo;objet de critiques récurrentes de la part des praticiens. Plusieurs magistrats et avocats spécialisés relèvent que le critère du discernement, qui détermine aujourd&rsquo;hui l&rsquo;accès à un avocat, crée des disparités difficiles à justifier d&rsquo;un tribunal à l&rsquo;autre, et que la désignation d&rsquo;un administrateur ad hoc pour un enfant non capable de discernement — qui, par définition, ne dispose pas encore de droits procéduraux propres — reste juridiquement délicate à mettre en œuvre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est précisément ce que vise à corriger la réforme actuellement en discussion au Parlement, qui prévoit de rendre la désignation d&rsquo;un avocat systématique pour tout enfant en assistance éducative, sans condition de discernement, tout en conservant la possibilité de désigner un administrateur ad hoc en cas de conflit d&rsquo;intérêts avec les représentants légaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">En pratique, pour les familles</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si votre enfant fait l&rsquo;objet d&rsquo;une mesure d&rsquo;assistance éducative, il est essentiel de comprendre lequel de ces deux dispositifs s&rsquo;applique à votre situation — et, le cas échéant, de vous assurer que ses droits sont bien représentés à chaque étape de la procédure. Notre cabinet accompagne les familles dans ces démarches devant le juge des enfants et reste à votre disposition pour toute question sur ce sujet.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Audition d’un enfant par le JAF : âge, discernement et procédure</title>
		<link>https://www.chloe.grangier-avocat.com/audition-enfant-jaf-age-discernement-strasbourg/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[chloe]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Jan 2026 08:26:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
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					<description><![CDATA[À quel âge un enfant peut-il être entendu par le juge aux affaires familiales ?Le flou persiste, mais la parole de l’enfant a sa place dans<span class="excerpt-hellip"> […]</span>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>À quel âge un enfant peut-il être entendu par le juge aux affaires familiales ?</strong><br>Le flou persiste, mais la parole de l’enfant a sa place dans la procédure.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une question récurrente dans les divorces et les séparations</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsqu’un couple se sépare, les enfants deviennent souvent les premiers concernés. Le code civil prévoit que tout mineur <strong>« capable de discernement »</strong> peut être entendu par le juge aux affaires familiales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais que signifie réellement ce discernement ? Et à quel âge un enfant est-il jugé capable de s’exprimer librement devant le juge ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Strasbourg, les demandes d’audition d’enfants ont augmenté de près de <strong>30 %</strong> ces trois dernières années, signe que la parole des jeunes occupe désormais une place centrale dans les affaires familiales.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le discernement, une notion laissée à l’appréciation du juge</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La loi ne fixe aucun âge minimum. En pratique, la plupart des juges considèrent qu’à partir de <strong>9 ou 10 ans</strong>, un enfant peut être entendu, à condition qu’il en exprime le souhait et qu’il soit en mesure de comprendre les enjeux de la décision.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Ce n’est pas une question d’âge, mais de maturité ».</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Dans certains cas, l’enfant de <strong>8 ans</strong> pourra être auditionné par le juge s’il en formule la demande.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enfant peut demander lui-même à être entendu, par simple courrier adressé au juge.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, si le juge estime que l’audition risque d’être traumatisante ou inutile (par exemple en cas de très jeune âge ou de forte manipulation parentale), il peut la refuser par décision motivée, s’il estime qu’elle pourrait être contraire à son intérêt.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Comment se déroule l’audition ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’audition a lieu dans le bureau du juge, et n’est évidemment pas publique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enfant est reçu seul ou accompagné d’un avocat spécialement formé à la défense des mineurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le juge lui explique la procédure et veille à ce que l’entretien se déroule dans un climat bienveillant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enfant n’est jamais contraint de choisir entre ses parents : il exprime seulement ce qu’il ressent, ses souhaits, son quotidien. Le juge reste libre de tenir compte — ou non — de cette parole dans sa décision.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le juge prendra les déclarations de l’enfant en considération, mais elles ne déterminent pas à elles seules la décision finale. Ce qui prime, c’est <strong>l’intérêt supérieur de l’enfant</strong>, principe fondamental du droit familial.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’enfant ne pourra donc pas « choisir » en se faisant auditionner.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Une parole de plus en plus prise en compte</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les statistiques du ministère de la Justice, près de <strong>70 %</strong> des juges aux affaires familiales affirment que la parole de l’enfant influence désormais fortement leurs décisions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette évolution traduit une volonté d’écouter l’enfant comme acteur du processus judiciaire, et non plus comme simple objet du conflit.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Entendre un enfant, c’est reconnaître sa place dans la famille et dans la procédure ».</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les litiges afférents à la résidence et au droit de visite, cette audition apporte souvent un éclairage essentiel, surtout lorsque les tensions parentales empêchent toute communication.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les précautions à prendre avant une demande d’audition</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Avant d’évoquer ce droit devant le juge, il est conseillé de :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Préparer l’enfant en douceur, sans pression ni influence, en lui expliquant les tenants et aboutissants d’une audition par le JAF ;</li>



<li>L’informer que son rôle n’est pas de “choisir” et que seuls les adultes décideront (du lieu de vie, par exemple) ;</li>



<li>Se faire accompagner par un avocat en droit des enfants, qui saura expliquer la procédure, le déroulement de l’audition, ses conséquences et protéger son expression.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Il est malheureusement fréquent qu’une partie tente d’“instrumentaliser” la parole de l’enfant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En cas de manipulation évidente, le juge peut ordonner une enquête sociale ou une expertise psychologique, toujours dans l’idée de protéger l’enfant au cœur du conflit.</p>



<h2 class="wp-block-heading">À retenir</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li>Aucun âge minimum n’est fixé par la loi, mais <strong>9 ans</strong> reste un repère courant.</li>



<li>L’audition est un <strong>droit personnel</strong> de l’enfant, exercé sur demande expresse de sa part.</li>



<li>Le discernement dépend de la maturité de l’enfant et de sa situation.</li>



<li>Le juge aux affaires familiales décide de la pertinence de la demande d’audition.</li>



<li>Un avocat en droit des enfants à Strasbourg peut accompagner et sécuriser la démarche.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">La parole d’un enfant n’a pas pour but de trancher le conflit, mais d’éclairer la justice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En la plaçant au cœur de la procédure, le droit de la famille franchit une étape essentielle : celle d’une justice plus humaine, plus attentive et plus respectueuse du vécu des plus jeunes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La fin du divorce pour faute pour non-respect du devoir conjugal</title>
		<link>https://www.chloe.grangier-avocat.com/divorce-faute-refus-relation-cedh-avocat-strasbourg/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[chloe]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Jun 2025 08:06:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
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					<description><![CDATA[le 23 janvier 2025, la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) a rendu un arrêt marquant dans l’affaire H.W / France condamnant la France pour<span class="excerpt-hellip"> […]</span>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>le 23 janvier 2025</strong>, la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) a rendu un arrêt marquant dans l’affaire <i>H.W / France</i> condamnant la France pour avoir prononcé un divorce aux torts exclusifs d’une femme en raison de son refus d’avoir des relations sexuelles avec son mari.</p>



<p class="wp-block-paragraph">la Cour a estimé que cette décision constituait une violation de <strong>l’article 8 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme</strong> qui garantit le droit au respect de la vie privée et familiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, l’invocation du devoir conjugal pour justifier une faute matrimoniale ne peut, selon la Cour, être prise en compte pour prononcer le divorce pour faute.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En d’autres termes, la Cour Européenne des Droits de l’Homme a affirmé qu’imposer une obligation d’avoir des relations sexuelles au sein du mariage <u>porte atteinte au droit de disposer de son corps</u> et viole l’article 8 de la Convention.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette remise en cause de la notion traditionnelle de devoir conjugal en droit français annonce donc, <i>a priori</i>, <strong>la fin du divorce pour faute fondé sur le refus de relations sexuelles</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Votre avocat maître Chloé GRANGIER vous accompagne dans votre démarche à Strasbourg</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><b>Maître Chloé GRANGIER</b>, avocate en <i>droit de la famille à Strasbourg</i>, vous accompagne dans toutes vos démarches liées à la pension alimentaire. Que vous souhaitiez obtenir une augmentation ou une diminution, elle mettra son expertise et son écoute à votre service pour étudier vos souhaits et la faisabilité d’une telle procédure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour toute question ou pour un rendez-vous, contactez notre cabinet au <b>03 88 25 62 34</b> ou par email à <b><a href="mailto:cg@grangier-avocat.com">cg@grangier-avocat.com</a></b>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Guide de la publication de photographies de ses enfants sur les réseaux sociaux</title>
		<link>https://www.chloe.grangier-avocat.com/publication-photo-enfant-reseaux-sociaux-avocat-strasbourg/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[chloe]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 May 2025 08:05:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
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					<description><![CDATA[Vous avez le droit de publier des photographies de vos enfants sur les réseaux sociaux uniquement : Les risques liés à cette publication : Les bonnes<span class="excerpt-hellip"> […]</span>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous avez le droit de publier des photographies de vos enfants sur les réseaux sociaux uniquement :</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>si vous êtes titulaire de l’autorité parentale,</li>



<li>si l’autre parent est d’accord avec cette publication,</li>



<li>si la publication respecte l’intérêt de votre enfant.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les risques liés à cette publication :</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>une photographie publiée sans accord de l’autre parent peut faire naître un important litige,</li>



<li>cela peut également être considéré comme étant une atteinte à la vie privée de votre enfant, que cela soit aujourd’hui ou plus tard,</li>



<li>cela peut exposer à différents dangers comme le vol d’image, la géolocalisation, l’utilisation frauduleuse de la photographie par des personnes mal intentionnées.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les bonnes pratiques à adopter :</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>limiter la visibilité de la photographie dans les paramètres des réseaux sociaux pour publier en <i>« privé »</i>,</li>



<li>éviter de montrer le visage de l’enfant ou des moments intimes et préférer flouter les visages ou publier des photographies d’enfant ayant le dos tourné et n’étant donc pas reconnaissable,</li>



<li>lorsque l’enfant est en âge de comprendre, lui demander son avis et respecter son refus ou toute gêne que cela pourrait occasionner pour lui,</li>



<li>accepter de supprimer la photographie si l’enfant ou le parent le demande un jour.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"><u>il est primordial de préserver la vie privée de l’enfant</u> en se rappelant que vous choisissez pour lui de l’exposer et qu’internet n’oublie jamais …</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les risques :</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>si un seul des parents publie la photographie de l’enfant sans le consentement de l’autre, celui-ci peut saisir le juge aux affaires familiales pour demander le retrait des images, voire des dommages et intérêts,</li>



<li>si l’enfant s’estime lésé, même des années plus tard, il peut, une fois majeur, ester en justice à l’encontre de ses parents pour atteinte à sa vie privée,</li>



<li>le détournement de photographie postée en ligne, vol d’identité, etc… peut avoir de très graves conséquences.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Votre avocat maître Chloé GRANGIER vous accompagne dans votre démarche à Strasbourg</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><b>Maître Chloé GRANGIER</b>, avocate en <i>droit de la famille à Strasbourg</i>, vous accompagne dans toutes vos démarches liées à la pension alimentaire. Que vous souhaitiez obtenir une augmentation ou une diminution, elle mettra son expertise et son écoute à votre service pour étudier vos souhaits et la faisabilité d’une telle procédure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour toute question ou pour un rendez-vous, contactez notre cabinet au <b>03 88 25 62 34</b> ou par email à <b><a href="mailto:cg@grangier-avocat.com">cg@grangier-avocat.com</a></b>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La fiscalité des pensions alimentaires</title>
		<link>https://www.chloe.grangier-avocat.com/avocat-pension-alimentaire-modification-strasbourg/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[chloe]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Feb 2025 15:42:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
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					<description><![CDATA[La contribution à l’entretien et l’éducation d’un enfant est une pension alimentaire essentielle pour garantir le niveau de vie et le bien-être de l’enfant après une<span class="excerpt-hellip"> […]</span>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">La contribution à l’entretien et l’éducation d’un enfant est une <i><a href="https://www.chloe.grangier-avocat.com/avocat-pension-alimentaire-strasbourg/" data-type="page" data-id="156">pension alimentaire</a></i> essentielle pour garantir le niveau de vie et le bien-être de l’enfant après une séparation ou un divorce. Cependant, il peut arriver que son montant doive être ajusté en raison de changements dans la situation d’un des parents ou des besoins de l’enfant.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les étapes clés pour ajuster ou contester une pension alimentaire à Strasbourg</h2>



<h3 class="wp-block-heading">1. Identifier les motifs de révision</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Une révision peut être demandée en cas de changement significatif, comme :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Une perte d’emploi ou une baisse de revenus.</li>



<li>Une augmentation des revenus d’un des parents.</li>



<li>Une hausse des besoins de l’enfant (frais scolaires, activités extra-scolaires, soins médicaux, etc.).</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading">2. Constituer un dossier solide</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Il est indispensable de rassembler les documents nécessaires, tels que :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Les justificatifs de revenus et de charges.</li>



<li>Les preuves des besoins de l’enfant.</li>



<li>Les documents permettant de comparer la situation actuelle à celle du précédent jugement.</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading">3. Déposer une requête auprès du juge aux affaires familiales (JAF)</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La demande de modification doit être adressée au <i>JAF du tribunal judiciaire</i> du lieu de résidence de l’enfant mineur. Une audience sera ensuite fixée pour examiner la situation.</p>



<h3 class="wp-block-heading">4. Être accompagné par un avocat spécialisé</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Faire appel à un <b><a href="https://www.chloe.grangier-avocat.com/contact/" data-type="page" data-id="18">avocat en droit familial</a></b> est un atout précieux :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Il vous indiquera ce qui est envisageable.</li>



<li>Il vous conseillera pour la préparation de votre dossier.</li>



<li>Il vous représentera devant le juge et défendra vos intérêts.</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading">5. Anticiper la décision judiciaire</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le juge prendra en compte :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Les capacités financières des deux parents.</li>



<li>Les besoins de l’enfant en fonction de son âge et de ses habitudes de vie.</li>



<li>Le principe d’équité pour statuer sur la demande de modification.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Votre avocat maître Chloé GRANGIER vous accompagne dans votre démarche à Strasbourg</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><b>Maître Chloé GRANGIER</b>, avocate en <i>droit de la famille à Strasbourg</i>, vous accompagne dans toutes vos démarches liées à la pension alimentaire. Que vous souhaitiez obtenir une augmentation ou une diminution, elle mettra son expertise et son écoute à votre service pour étudier vos souhaits et la faisabilité d’une telle procédure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour toute question ou pour un rendez-vous, contactez notre cabinet au <b>03 88 25 62 34</b> ou par email à <b><a href="mailto:cg@grangier-avocat.com">cg@grangier-avocat.com</a></b>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La fiscalité des pensions alimentaires</title>
		<link>https://www.chloe.grangier-avocat.com/fiscalite-pensions-alimentaires-divorce-strasbourg/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[chloe]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Oct 2024 15:39:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
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					<description><![CDATA[La pension alimentaire, souvent au cœur des divorces ou des séparations, représente un soutien financier versé par l’un des parents à l’autre pour subvenir aux besoins<span class="excerpt-hellip"> […]</span>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">La pension alimentaire, souvent au cœur des divorces ou des séparations, représente un soutien financier versé par l’un des parents à l’autre pour subvenir aux besoins des enfants. Mais qu’en est-il de son traitement fiscal ? Peut-on déduire une pension alimentaire de ses impôts, et sous quelles conditions ? Voici un point complet sur la fiscalité des pensions alimentaires en France.</p>



<div style="height:24px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading">La déduction des pensions alimentaires : principes généraux</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le principe de base est relativement simple : la pension alimentaire versée pour un enfant ou un autre membre de la famille peut, sous certaines conditions, être déduite des revenus imposables de la personne qui la verse. En revanche, le bénéficiaire doit, quant à lui, déclarer cette pension comme un revenu imposable.</p>



<div style="height:24px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading">Pension alimentaire pour les enfants mineurs</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque les parents sont séparés ou divorcés, la pension alimentaire versée pour l&rsquo;entretien et l&rsquo;éducation des enfants mineurs est <strong>déductible des revenus</strong> du parent qui la verse, à condition que l&rsquo;enfant ne soit pas rattaché fiscalement à ce dernier. En effet, si l&rsquo;enfant est compté à charge par le parent débiteur, aucune déduction ne sera possible, puisque l&rsquo;avantage fiscal lié à l&rsquo;enfant est déjà pris en compte via le quotient familial.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le parent bénéficiaire, celui qui reçoit la pension, doit <strong>déclarer cette somme</strong> comme un revenu imposable. C’est un point important à ne pas négliger lors de la déclaration annuelle d’impôts.</p>



<div style="height:24px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading">Pension alimentaire pour les enfants majeurs</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La pension alimentaire versée pour un enfant majeur peut également être déductible des revenus du parent débiteur, mais sous certaines conditions. Tout d’abord, l’enfant doit être dans le besoin, c’est-à-dire qu’il ne doit pas pouvoir subvenir seul à ses besoins (par exemple, s’il poursuit des études ou est au chômage). En 2023, le montant maximum déductible par enfant majeur s’élève à <strong>6 368 € par an</strong>.</p>



<div style="height:24px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading">Cas particuliers : en cas de garde alternée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En cas de garde alternée, la situation est différente. Lorsque l’enfant réside de manière égale chez chacun des parents, l’avantage fiscal se répartit également entre les deux parents, et aucune déduction de l’éventuelle pension alimentaire n’est possible.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Jugement du tribunal de Versailles &#8211; Annulation d&#8217;un divorce par consentement mutuel via une plate-forme Low Cost</title>
		<link>https://www.chloe.grangier-avocat.com/jugement-tribunal-annulation-divorce-plate-forme-low-cost/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[chloe]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Aug 2024 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
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					<description><![CDATA[Un jugement du Tribunal Judiciaire de Versailles, rendu le 30 avril 2024, a annulé un divorce par consentement mutuel réalisé par un avocat appartenant à une<span class="excerpt-hellip"> […]</span>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Un jugement du Tribunal Judiciaire de Versailles, rendu le 30 avril 2024, a annulé un divorce par consentement mutuel réalisé par un avocat appartenant à une plateforme de divorce low cost.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Six années après leur divorce, deux ex-époux se sont retrouvés à nouveau mariés par décision de justice.</p>



&nbsp;



<h2 class="wp-block-heading">Les Faits</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le 17 octobre 2018, Madame K. et Monsieur M. signent une convention de divorce sans prestation compensatoire, ni liquidation du régime matrimonial, avec des mesures concernant les enfants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deux ans plus tard, Madame K. assigne son ex-mari et son avocat, Me G., pour obtenir l&rsquo;annulation du divorce, arguant qu’elle n’a jamais rencontré son avocat et que la convention a été rédigée sans son implication, son conseil n’ayant agi que comme prête-nom. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le tribunal a annulé le divorce, estimant que la présence obligatoire de l’avocat de Madame K. lors de la signature n’avait pas été prouvée. </p>



&nbsp;



<h2 class="wp-block-heading">Les Implications de ce Jugement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce jugement met en lumière les dangers des plateformes de mise en relation avec des avocats pour des divorces en ligne à bas coût. Il illustre les risques d’une procédure simplifiée sans le conseil adéquat des avocats.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Madame K. ne maîtrisait pas bien le français et son époux a probablement géré le divorce via une plateforme internet, séduite par une offre de « pack divorce » incluant un avocat pour l’épouse. Madame n’a jamais vu son avocat, réduisant ce dernier à un rôle de prête-nom, ce qui ne respecte pas l’obligation de conseil inhérente à la profession.</p>



&nbsp;



<h2 class="wp-block-heading">Réflexions sur la Profession</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette annulation, bien que rare, rappelle que le divorce par consentement mutuel nécessite un accompagnement juridique sérieux. Les plateformes en ligne, en minimisant l’implication des avocats, risquent de compromettre l’équilibre et la validité des conventions de divorce. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est crucial de comprendre que le divorce, même par consentement mutuel, requiert une attention particulière et ne peut être réduit à une simple transaction en ligne. Le rôle des avocats reste central pour garantir une procédure juste et équilibrée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En conclusion, ce jugement souligne l’importance du conseil et de l’accompagnement des avocats<br>dans le cadre des divorces par consentement mutuel. Une procédure de divorce ne doit pas être<br>simplifiée au point de négliger les droits et les protections des parties impliquées.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La prestation compensatoire : des montants de plus en plus bas alloués par les juges</title>
		<link>https://www.chloe.grangier-avocat.com/prestation-compensatoire-montants-juge-strasbourg/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[chloe]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Jul 2024 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
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					<description><![CDATA[La prestation compensatoire, destinée à compenser les disparités financières résultant du divorce, connaît une évolution notable. Les montants alloués par les juges sont de plus en<span class="excerpt-hellip"> […]</span>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">La prestation compensatoire, destinée à compenser les disparités financières résultant du divorce, connaît une évolution notable. Les montants alloués par les juges sont de plus en plus bas, ce qui soulève des interrogations sur les critères d&rsquo;évaluation et les impacts sur les parties concernées.</p>



&nbsp;



<h2 class="wp-block-heading">Évolution de la Prestation Compensatoire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La prestation compensatoire a pour but de rétablir un équilibre financier entre les époux après la dissolution du mariage. Historiquement, les montants pouvaient être significatifs, reflétant les années passées ensemble, les sacrifices personnels et les contributions financières ou non-financières de chaque époux.</p>



&nbsp;



<h2 class="wp-block-heading">Critères d&rsquo;Évaluation</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les juges évaluent la prestation compensatoire en tenant compte de plusieurs critères :</p>



<ol class="wp-block-list">
<li><strong>Durée du mariage</strong> : Plus le mariage est long, plus la prestation compensatoire peut être élevée.</li>



<li><strong>Âge et état de santé des époux</strong> : Les besoins spécifiques de chaque époux sont pris en compte.</li>



<li><strong>Qualification et situation professionnelle</strong> : La capacité de chaque époux à subvenir à ses besoins est évaluée.</li>



<li><strong>Conséquences des choix professionnels faits durant le mariage</strong> : Les sacrifices faits par un époux pour favoriser la carrière de l&rsquo;autre sont considérés.</li>



<li><strong>Patrimoine estimé ou prévisible des époux</strong> : La répartition des biens est prise en compte. Il existe de nombreuses méthodes de calcul de la prestation compensatoire, avec des résultats allant parfois du simple eu quadruple !</li>
</ol>



&nbsp;



<h2 class="wp-block-heading">Tendances Récentes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces dernières années, on observe une tendance à la baisse des montants alloués par les juges pour<br>les prestations compensatoires. Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette évolution :</p>



<ol class="wp-block-list">
<li><strong>Autonomie financière accrue des époux</strong> : Avec l&rsquo;évolution des rôles sociaux, de plus en plus d&rsquo;époux sont financièrement indépendants.</li>



<li><strong>Modification des critères d&rsquo;appréciation</strong> : Les juges tendent à privilégier une répartition équitable des biens plutôt qu&rsquo;une compensation financière importante.</li>



<li><strong>Contexte économique</strong> : La conjoncture économique influence la capacité des juges à allouer des montants élevés.</li>



<li><strong>Évolution jurisprudentielle</strong> : Les décisions antérieures influencent les jugements actuels, créant une tendance à la modération.</li>
</ol>



&nbsp;



<h2 class="wp-block-heading">Conséquences pour les Époux</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette baisse des montants de la prestation compensatoire a des conséquences significatives :</p>



<ol class="wp-block-list">
<li><strong>Impact sur le niveau de vie</strong> : L&rsquo;époux bénéficiaire peut voir son niveau de vie baisser de manière significative.</li>



<li><strong>Nécessité de reprendre une activité professionnelle</strong> : Les époux qui comptaient sur cette prestation pour maintenir leur niveau de vie doivent souvent reprendre ou intensifier une activité professionnelle.</li>



<li><strong>Répercussions sur la négociation des accords de divorce</strong> : Les époux peuvent être plus enclins à trouver des accords amiables pour éviter l&rsquo;incertitude des décisions judiciaires.</li>
</ol>



&nbsp;



<p class="wp-block-paragraph">La baisse des montants alloués pour la prestation compensatoire reflète à mon sens des changements sociétaux et économiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que cette tendance puisse répondre à une logique d&rsquo;équité, elle pose des défis pour les époux<br>les plus vulnérables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est crucial de veiller à ce que chaque décision de justice prenne en compte la spécificité de chaque<br>situation pour assurer une juste compensation des disparités financières créées par le divorce, tout<br>en respectant les capacités financières de l’époux débiteur.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La loi du 18 mars 2024 sur la protection des enfants</title>
		<link>https://www.chloe.grangier-avocat.com/loi-18-mars-2024-protection-enfants-strasbourg/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[chloe]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Jul 2024 16:51:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
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					<description><![CDATA[La loi du 18 mars 2024 a été adoptée pour renforcer la protection et l&#8217;accompagnement des enfants victimes et co-victimes de violences intrafamiliales. Elle modifie le<span class="excerpt-hellip"> […]</span>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">La loi du 18 mars 2024 a été adoptée pour renforcer la protection et l&rsquo;accompagnement des enfants victimes et co-victimes de violences intrafamiliales. Elle modifie le Code civil et le Code pénal pour mieux encadrer l&rsquo;exercice de l&rsquo;autorité parentale et le droit de visite et d&rsquo;hébergement du parent violent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette législation est en continuité avec les efforts récents pour lutter contre les violences familiales et intègre plusieurs recommandations de la Commission indépendante sur l&rsquo;inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (CIIVISE).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mesures Clés de la Loi</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La loi du 18 mars 2024 systématise les mesures de suspension et de retrait de l&rsquo;autorité parentale pour les parents accusés ou condamnés pour des violences graves. Dès le début de la procédure pénale, les droits du parent violent sont automatiquement suspendus. En cas de condamnation, ces droits sont définitivement retirés. Cela vise à protéger immédiatement et à long terme les enfants des effets néfastes des violences intrafamiliales.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Contexte et Motivation</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les députés ont souligné l&rsquo;urgence de ces mesures en raison du nombre alarmant d&rsquo;enfants exposés aux violences familiales. En France, environ 400 000 enfants vivent dans des foyers où règnent des violences intrafamiliales. Les enfants sont souvent témoins ou directement victimes de ces violences, ce qui cause des souffrances physiques et psychologiques durables.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Évolution du Droit et des Pratiques</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette loi marque un changement significatif dans la manière dont la violence conjugale est perçue et traitée. Traditionnellement, il était admis qu&rsquo;un parent violent pouvait encore être un bon parent. Cependant, des études sociologiques et psychologiques ont démontré que la violence conjugale affecte profondément les enfants, les transformant de simples témoins en véritables victimes. La notion de « co-victime » introduite par cette loi reconnaît officiellement que les enfants exposés à la violence conjugale sont aussi des victimes et méritent une protection accrue.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Inspirations et Recommandations</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La CIIVISE, dans son rapport de novembre 2023, a formulé 82 recommandations pour renforcer la protection des enfants. La loi du 18 mars 2024 s&rsquo;inspire de plusieurs de ces recommandations, notamment celles relatives à l&rsquo;autorité parentale et au droit de visite et d&rsquo;hébergement du parent violent. L&rsquo;objectif est de garantir que les enfants soient crus, protégés et puissent grandir en sécurité.</p>
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